John Irving au Palais des Beaux-Arts

IrvingHier soir, je suis allée écouter John Irving au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles.

À l’occasion de la sortie de son dernier livre (« In one person ») et de sa traduction en néerlandais (« In een mens »), invité par Passa Porta, il se trouvait interviewé – en anglais, forcément – par Annelies Beck, elle-même écrivain. J’avoue que je ne la connaissais pas. Une heure et demie de propos qui m’ont paru très intéressants… pour ce que j’en ai compris. Beaucoup trop peu à vrai dire. Si quelqu'un se sent d’attaque pour me traduire tout ça (que j’ai enregistré)…

Mais même comme ça, en ne percevant qu’une partie de ce qu’il disait, c’était intéressant. Autant que Paul Auster, écouté naguère dans le même lieu et dans les mêmes conditions. La voix, le regard, les gestes, cela parle aussi. Bien sûr, il s’agit d’écrivains, pas d’hommes de spectacle. Mais les mots, ce sont quand même leur matériau de base. Quand ces mots passent par la voix, quand on entend le souffle, le rire quelquefois, les hésitations, quelque chose surgit. Un peu comme si ces mots prenaient chair.

Il y a néanmoins quelque chose d’étrange à voir ces êtres de silence et de solitude ovationnés et applaudis comme de quelconques vedettes de variétés.

Et la traduction française ? demanderez-vous. L’an prochain, paraît-il.

Au fait, quel âge a-t-il donc, John Irving ? Eh bien, 70 ans à peine. L’âge qu’aura Fabius à la fin du mandat de François Hollande. Cherchez l’erreur, encore une fois.

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